L’HISTOIRE DU SPIRITUALISME

Le fond
La plupart des formes variées des phénomènes psychiques associés avec le mouvement Spiritualiste sont aussi vieilles que l’homme lui-même. A travers les siècles les êtres humains sont conscients de l’existence des êtres désincarnés. Au début, quand l’homme vivait proche de la nature, la vénération des ancêtres est devenue une forme de religion; l’homme primitif n’avait aucun doute que ses ancêtres avaient survécu à la mort et qu’ils avaient des pouvoirs pour avoir un effet sur les vivants pour le bien ou pour le mal. De là, la vénération qu’il convenait leur était donnée afin d’attirer les bonnes grâces. Les hommes sages de la tribu, qui possédaient des pouvoirs psychiques, les équivalents des médiums modernes, témoignaient de la présence des esprits et des formes de communication étaient établies avec eux.

Les Grecs consultaient les oracles et les Assyriens et les Romains pratiquaient la divination par augure afin de recevoir des conseils de la part des dieux. Même aujourd’hui certaines cultures ont leurs propres sorciers, qui invoquent les pouvoirs de l’esprit pour guérir. De ce fait, on voit qu’il n’y a rien de nouveau dans le concept d’un monde spirituel habité par des êtres désincarnés ou dans l’utilisation du pouvoir psychique afin d’atteindre le communication avec les esprits.

La première Eglise Chrétienne était fondée sur la base de la médiumnité, Jésus de Nazareth étant considéré comme un psychique et médium exceptionnellement doué, comme relaté dans les rapports de ses pouvoirs de guérir, de ses enseignements inspirés et de ses prétendus ‘miracles’.

Après la Crucifixion, on raconte que Paul et d’autres personnes ont vu et ont entendu Jésus et il est clair que la Médiumnité a joué un rôle important dans le travail des Apôtres pour transmettre cette nouvelle religion et la présenter dans les services des Eglises. La Bible, aussi bien dans L’Ancien que Le Nouveau Testament contient beaucoup de références à des aptitudes psychiques, au discours inspiré, à l’expression dans d’autres langues, à la médiumnité physique, à la guérison et ainsi de suite.

Cependant, le Concile de Nicée, au 4ème siècle, a mis fin à l’emploi des mediums et a soutenu que la guidance divine, par l’intermédiaire du Saint Esprit, ne devrait être recherché que chez le clergé: ‘les faux prophètes’ étaient les serviteurs du diable, et les sorciers, les hérétiques et les médiums sont devenus le cible de la persécution, conséquence de ‘la chasse aux sorcières’. Ceci s’est amplifié au Moyen Age, quand une bulle papale et la publication du ‘Malleus Maleficarum’ ou ‘le Marteau Des Sorcières’ ont donné l’approbation religieuse pour cette persécution. Pendant cette longue période de persécution, toute personne soupçonnée de se servir de dons psychiques quelque soit l’objectif était en menace de torture, d’un procès et d’incinération, et des centaines de milliers de médiums étaient mis à mort par des ‘chasseurs de sorcières’ organisés.

Au 18ième siècle un savant et astronome suédois, Emmanuel Swedenborg, (photo à gauche), était devenu bien connu pour ses écrits philosophiques, reçus des enseignants spirituels. Il est mort en 1772 mais arrivait à continuer son travail avant les phénomènes de Hydesville au moyen de la médiumnité d’un jeune américain, Andrew Jackson David. Les bruits de frappes étaient déjà arrivés au 18ème siècle en Angleterre au Presbytère d’Epworth, au foyer de la famille Wesley.

Le Mouvement Moderne
Cependant, on considère que le Spiritualisme Moderne date des événements qui ont eu lieu à Hydesville (photo à droite), L’Etat de New York, USA, le 31 mars 1848, quand 2 sœurs, Margaretta et Catherine Fox (photos ci-dessus) ont établi une communication intelligente avec une entité spirituelle qui a été responsable de frappes bruyantes dans leur foyer. La publicité générée par cet événement et les enquêtes nombreuses entreprises à ce moment ont permis à la médiumnité de se montrer au grand jour de nouveau et beaucoup de cercles familiaux sont nés dans le but de communiquer plus. En peu de temps, beaucoup d’organisations de Spiritualistes étaient crées en Amérique, fondées non seulement sur les phénomènes psychiques provoqués mais aussi sur les implications religieuses qui étaient révélées par les enseignements reçus de la part de l’Esprit à travers la nouvelle révélation.

Les phénomènes et les enseignements ont attiré l’attention des savants et des intellectuels en Amérique et en Grande Bretagne (à partir de 1852). Le Spiritualisme y était amené par Mrs. Hayden, qui était à la fois persécutée et insultée par la presse et par l’église. Malgré cela, beaucoup de personnalités connues ont défendu leur médiumnité, parmi lesquelles Robert Owen, Socialiste et un des membres fondateurs du Mouvement Coopératif, qui a embrassé le Spiritualisme à la suite des séances avec elle, et beaucoup d’adhérents étaient attirés à la cause. En 1853, la première Eglise Spiritualiste était établie dans les Iles Britanniques par David Richmond à Keighly dans le Yorkshire (toujours en service aujourd’hui), et le premier journal Spiritualiste en Grande Bretagne , The Yorkshire Spiritual Telegraph, était publié en 1855, aussi à Keighly. Dès 1870, il y avait de nombreuses sociétés et églises Spiritualistes à travers le pays.

En 1869 un Comité nommé par la Société Dialectique a enquêté sur le Spiritualisme et a publié un rapport des plus favorables sur le mouvement entrepris à ce jour par un organisme d’enquête. Deux ans plus tard Sir William Crookes a fait un rapport sur le Spiritualisme pour The Royal Society et a publié ses résultats dans le Quarterly Journal of Science. L’Association Nationale Britannique des Spiritualistes (renommée en 1884 comme le Collège de La Science Psychique) était fondée à Londres en 1873, suivie par la Société des Recherches Psychiques en 1882. Cinq ans plus tard le journal hebdomadaire Spiritualiste Two Worlds était fondé par Mrs Emma Hardinge Britten (photo à gauche) ; C’était grâce à sa médiumnité en 1871 que Robert Owen lui avait transmis les bases des Sept Principes du Spiritualisme, lesquels seront adoptés plus tard par l’Union Nationale des Spiritualistes comme le fondement de sa philosophie religieuse.

Dans les premiers jours du mouvement, le besoin le plus important avait été la liberté totale de développer et de promouvoir à travers les canaux multiples de communication la réception de la nouvelle inspiration spirituelle sans avoir recours à la mise en place d’une organisation ou d’une administration centrale. Une vingtaine d’années après l’introduction du mouvement en Grande Bretagne il devenait évident qu’il y avait besoin d’unir la multitude d’églises et les sociétés éparpillées dans une sorte de fédération afin de présenter un front commun contre la persécution, de remporter le récognition religieuse et la liberté de faire ses dévotions pour ses adhérents et représentants, de réunir une plus grande unanimité d’opinion concernant les bases fondamentales des croyances spiritualistes, et de donner un nouvel élan et une direction au mouvement grâce à la co-ordination et à la co-opération. Cette tâche est devenue la responsabilité de Mrs Britten, une oratrice et écrivaine douée, qui a lancé le Two Worlds en 1887 et était la coauteur du manuel du Lyceum publié la même année.

Pour continuer ce récit, veuillez vous diriger vers « The SNU »


©2008 Steven Upton | www.s-upton.com | Mise à jour Sep 05